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    Jouer les grosses paires contre les brelans

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    lacotinarde
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    Jouer les grosses paires contre les brelans

    Message par lacotinarde le Dim 20 Sep - 13:36

    « Et voilà, il a encore trouvé son brelan quand j'ai les As !» nawak


    Inaugurons cet article de stratégie avec une citation que tout joueur de poker aura prononcée et entendue plus d'une fois dans sa vie. Peut-être même aussi souvent que « oh non, encore Roi de Pique Roi de Coeur contre As de Trefle As de Carro

    Ces petites phrases résument l'impuissance et le désespoir des joueurs qui se retrouvent dans ces situations. Or, c'est justement dans ces situations que vous pouvez faire la différence et devenir un joueur gagnant. Si vous êtes capable de coucher vos As quand votre adversaire a touché un brelan, mais que votre adversaire n'y arrive pas quand les rôles sont inversé, vos profits vont crever le plafond. Ce sont les moments clés de vos parties de poker.

    Tout le monde connaît ces moments terribles :
    vous fixez votre écran et pressez le bouton CALL. « Et m*****, ce donkey avait vraiment un brelan, quel fish chattard ! ». Ca vous rappelle quelqu'un ? Oui, moi aussi je me retrouve dans cette situation quotidiennement. Le plus drôle c'est que souvent vous avez en fait parfaitement compris ce qu'il se passe.

    Mais alors, pourquoi payer ? Il y a ceux qui ont adopté une ligne dure : « jamais je ne couche les As ». D'autres sont plutôt du genre masochiste, voulant se prouver à tour prix qu'ils sont en perpétuel bad run. Combien de fois avez-vous vu un ami en plein tilt vous demander « tu veux parier qu'il a encore trouvé son brelan, ce ****** », et payer perdant dans la foulée. Aussitôt les cartes fatales révélées, vous allez avoir droit au « tu vois, je te l'avais dit, c'est un bad run de ouf ! ». Je me suis surpris à prononcer ces phrases assez souvent moi-même. On ne regarde même plus le pot, on ne réfléchit plus, on ne voit qu'une chose, c'est qu'on a (encore) perdu avec les flèches maudites. Peu importe à ce stade, de se demander pourquoi on a perdu.

    Débarrassez-vous de ce tilt récurrent, et pensez à tous ces pots et toutes ces caves jetées par la fenêtre. Ecoutez votre voix intérieure, parce que souvent, vous serez d'accord avec moi, que même si on ne veut pas l'accepter, au fond de nous on sait qu'on est battu. Si vous avez un mauvais pressentiment ? Sentez-vous monter en vous les pensées décrite ci-dessus ? Apprenez à vous écouter, vous en tirerez profit plus souvent que vous ne le croyez peut-être. clindoeil

    Le problème pour jouer les overpairs (les paires faites des cartes plus hautes que la plus haute carte du tableau, au-dessus de la top pair), c'est que vous ramassez souvent les petits pots mais perdez les gros. Ce n'est pas non plus facile de jouer son tapis sur un tableau menaçant comme
    Valet de Trefle 10C 4 de Coeur 10D Dame de Trefle avec A-A en main.

    Un bon conseil : quand vous jouez les As, la première chose à faire, c'est de rester calme. Le pot n'a pas besoin de grossir démesurément. Le fait que vous jouiez en no-limit ne veut pas dire que le pot doit être illimité. A nous de décider de la taille du pot. Par exemple, disons que vous relanciez pré-flop avec A-A et le flop vient J-6-2. Votre seul adversaire suit votre mise de continuation. Le tournant amène un Roi, et vous commencez à sentir cette affaire mal engagée. Il n'y aucune honte à faire parole en position pour aller voir ce qui se passe à la rivière. Si votre adversaire check à nouveau, vous pouvez alors faire une mise de valorisation (value bet). S'il relance, vous allez devoir faire appel à votre lecture. Le problème en faisant parole au turn c'est que vous serez souvent confronté à une mise sur la rivière.

    Mais est-ce vraiment un problème ? Si vous ne relancez pas au turn, de nombreux joueurs vont penser que leur J-x est bon et feront donc un value bet à la river, et sinon ils suivront le votre, alors qu'ils jetteront souvent leur main si vous misez au tournant. Par conséquent, en contrôlant la taille du pot, vous finirez souvent par gagner plus d'argent contre des mains plus faibles.

    S'ils ont un brelan et misent à la rivière vous pouvez choisir de juste payer Dans ce cas de figure vous perdrez moins contre les mains qui vous battent. En jouant votre main ainsi vous avez le beurre et l'argent du beurre : perdre moins quand vous êtes battu, et plus quand vous êtes devant ! Pas mal comme concept non ? En jouant comme cela vous ne serez pas forcés de risquer votre tapis à chaque fois que vous toucherez une overpair. Choisissez vos spots pour appuyer sur l'accélérateur avec votre overpair en main, et sachez aussi ralentir quand il le faut.
    Suivez votre instinct et ayez le courage de coucher instantanément vos As quand tous les voyants sont au rouge, par exemple un flop monocolore dans une couleur que vous n'avez pas n'est pas une bonne fenêtre de tir pour sur-relancer un adversaire agressif. Cela paraît évident dit comme ça, mais combien de fois l'avons-nous fait quand même, notamment à chaque fois que notre ego prend le pas sur notre réflexion objective. Repensez aux fois où votre adversaire avait effectivement un set, et ne vous contentez-pas de jouer les caliméros en pleurant sur cette satanée malchance.

    Apprenez à décoder les schémas de mises. La plupart des gens jouent de manière plus répétitive et stéréotypée qu'ils ne le pensent. Quand j'étais encore en 0.50$/1$, je me prenais souvent à faire des mini sur-relances au turn avec un brelan en main. Vous reconnaîtrez ce genre de signes et vous saurez souvent quand vos adversaires ont touché leur set, alors soyez attentif et suivez votre instinct. Je ne peux pas vous le répéter assez.

    Coucher les grosses paires préflop n'est pas une chose facile. Pas tellement pour Q-Q et J-J, car avec ces mains vous aurez assez rapidement une bonne idée de leur force réelle. Mais avec A-A et K-K je n'hésite pas à jouer mon stack préflop si nécessaire. Je coucherai K-K uniquement contre un adversaire ultra-serré ou si mon sixième sens se met à hurler qu'il voit les As en face. Ce n'est pas facile du tout. En fait en y réfléchissant bien, coucher les Rois a plus à faire avec le talent naturel et le bon état d'esprit qu'avec la théorie du poker. Et ça, ça ne s'apprend pas.

    Parfois nous rêverions de devenir « super-user » sur une seule main online pour afficher les jeux adverses, où peut-être avoir ces lunettes magiques pour voir à travers les cartes sur un gros coup de cash game en live qui peut faire la différence entre une excellente expérience ou un abominable traumatisme. En même temps, quel intérêt aurait le poker si on voyait toutes les cartes ? Pour bien jouer, il faut aussi savoir bien apprendre, et il vous appartiendra d'ajuster ces quelques conseils généraux pour récolter les fruits de votre travail. A mon humble avis cela est beaucoup plus profitable à long terme que des formules toutes faites. eheh


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